DIRE SON SILENCE

Un film où la création amène les autistes à explorer et exprimer leurs émotions

A propos

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"Dire son silence" a débuté son montage : chaque semaine vous pourrez découvrir un extrait sur Ulule et la page Facebook du film !

 

Le film

Dans une petite vallée, au milieu des collines du Luberon entourée de vignes et d’oliviers, se trouve la ferme du Grand Réal : un établissement pour adultes souffrant depuis la petite enfance de troubles graves de la personnalité et plus particulièrement pour adultes autistes.

Dans ce paysage paisible, les pensionnaires de cet établissement s’adonnent, au rythme des saisons, à différentes cultures agricoles, oléicoles et productions artisanales. Tout au long de l’année, ils participent à la vie des villages alentours et à des ateliers de pratiques artistiques (céramique, jeu d’acteur...). Ces activités leur permettent d’acquérir un statut de travailleur salarié, de se socialiser et de se valoriser.

Le film met en scène Arlette, Ludovic, Kevin, Benjamin, Chantal, Armand, François âgés de 24 à 53 ans, dans une succession de « tableaux cinématographiques ». Ainsi « Dire son silence » progresse dans un double mouvement : les moments de vie du quotidien sont entrecoupés de séquences en atelier où les pensionnaires s'essaient au jeu d'acteur.

Créer, "Jouer à être" peut-il les aider à sortir d’eux-mêmes, à se « libérer » de leurs comportements autistiques ? En tout état de cause, l'expression artistique révèle le désir d’exister, d’être aimé et d’entrer en relation avec l’autre.

Le travail à la ferme et l'expression scénique sont les deux facettes d'un apprentissage de la vie au jour le jour, par petits pas, sur le long chemin de l'autonomie et de la responsabilité.

Là où les mots sont rares, "Dire son silence" explore la palette des émotions avec laquelle se construit leur relation aux autres.

Intérêt collectif

Loin du débat qui fait rage entre les partisans du comportementalisme et les tenants de la psychanalyse, le regard de l’auteur et la philosophie de l’association « la Bourguette » se déportent de cette controverse. L’association « La Bourguette », depuis 40 ans, place en effet le travail et l’ouverture au monde au coeur de sa démarche d’intégration sociale des pensionnaires. Jean-Pierre Lenoir épouse cette approche en intégrant dans le film les ateliers de pratique du jeu d’acteur - qu’il a initiés et co-anime - comme révélateurs, comme outils d’expression pour les pensionnaires.

Plutôt que de prendre le point de vue de l’institution, du corps médical ou celui des parents, Jean-Pierre choisit d'être au plus près de celui des pensionnaires, de capter leurs émotions, leurs expressions, leurs réflexions.

Quelle place donner à la différence dans notre société ? Comment modifier nos représentations de la « maladie mentale » au profit de la richesse de l’altérité ?

« Dire son silence » s’inscrit dans la tradition du « Cinéma du réel », une immersion dans la durée qui permet à Jean-Pierre de réaliser un film "avec" et non pas « sur ». Il s’y est engagé corps et âme, travaillant à mi-temps comme éducateur au Grand Réal depuis 3 ans. Une position originale pour un cinéaste, qui lui a permis de nouer des relations profondes et de confiance, avec les pensionnaires et le personnel de l’institution. En 2013, il collabore au colloque « Autisme, des parcours de vie » en réalisant un film sur l'association. Sa détermination, la qualité de son point de vue et de ses films précédents, nous ont convaincu du potentiel de « Dire son silence » : un film inattendu porté par l’optimisme et animé de la forte présence scénique qui se dégage des protagonistes participant à l’aventure.

 

Musique originale d'Akosh

"Venu de Hongrie et découvert par Noir Désir, le souffleur Akosh Szélévenyi impose sa fureur et ses riffs à l’intérieur d’une musique entre free-jazz et rythmes du folklore d’Europe centrale" - Les Inrocks

Animateur de son propre groupe Akosh S. Unit, il collabore aussi avec différents artistes. Ces dernières années, il crée la musique des spectacles du danseur-chorégraphe Josef Nadj. Il signera la bande originale du film.

A quoi va servir le financement ?

Production

Nous nous sommes engagés sur ce film car nous croyons à la démarche de Jean-Pierre. Nous pensons qu'elle est de celle qui participe, à sa mesure, à construire un monde meilleur. Malheureusement, ce genre d'approche créative, libre dans sa forme et dans sa durée, ne trouve pas sa place à la télévision nationale qui privilégie les sujets.

Nous avons noué un premier partenariat sur notre projet avec Cinaps tv, chaîne câblée francilienne dont l'intérêt pour l’autisme date de sa création, avec l’émission « Koschise » de Howard Buten. Malheureusement, cette télévision n’apporte pas de moyens financiers mais nous avons pris le risque de mettre en production le film avec les soutiens, modestes, du Centre National du Cinéma, de la Région PACA, de la Procirep-Angoa, et du pôle culturel du Lubéron. Au total, l'engagement de nos partenaires s'élève à 60 000 euros, c'est-à-dire bien peu d’argent pour fabriquer un long-métrage qui nécessite un long travail d'écriture, d'immersion, de tournage et de postproduction.

Aujourd'hui, il nous faut trouver de nouveaux moyens pour financer la musique, le montage, le mixage du son, l'étalonnage et la fabrication des supports de projection en salle.

Utilisation des fonds récoltés

- 10 000 euros seront alloués au montage image et son (salaires + charges + matériel), soit 6 semaines de montage supplémentaires qui nous mèneraient aux 3 mois nécessaires.  Il s'agit vraiment là du minimum pour poursuivre le film à l'étape de sa fabrication actuelle.

- 5 000 euros supplémentaires nous aideraient à financer une partie du mixage son et de l'étalonnage (colorimétrie) sur Grand écran, qui sublimera l'esthétique de l'image.

A vrai dire, nous aurions besoin de doubler le financement participatif mais la somme que nous cherchons à réunir est un plancher de faisabilité "à compte d'auteur et de producteur". En effet, producteur comme réalisateur, ne nous rémunérons pas avant la sortie du film en salle.

Dans le meilleur des cas, d'autre fonds supplémentaires seraient consacrés à la musique originale, en permettant par exemple à Akosh de travailler avec d'avantage de musiciens, au matériel de diffusion (DCP, DVD, affiches...) et rémunérer un tant soit peu l'auteur-réalisateur.

Et oui le cinéma ça coûte cher et encore nos prestataires sont bons marchés, des passionnés au service de la qualité des films plutôt que de la rentabilité.

Ainsi votre soutien est déterminant pour contribuer à apporter les moyens à Jean-Pierre Lenoir de réaliser ce film ambitieux destiné à la salle de cinéma. Nous avons déjà obtenu l’adhésion de plusieurs cinémas régionaux. Afin d’étendre sa diffusion à un niveau national, nous présenterons la maquette aux distributeurs de films documentaires avant d’organiser sa promotion dans les festivals internationaux.

Et, en premier lieu, Jean-Pierre emmène dès cette année 2015 les protagonistes au festival de Cannes sur le stand de la Région PACA !

Mais ceci est une autre aventure que vous suivrez sur la page Facebook du film, nous l’espérons, avec assiduité et autant de passion que nous !

A propos du porteur de projet

 Jean-Pierre Lenoir

Après avoir réalisé un court-métrage intitulé «Inch’allah», primé dans de nombreux festivals, je m’oriente vers la réalisation de films documentaire et de fiction. Parallèlement, je travaille sur différents films en tant qu’opérateur de prise de vue, monteur, et enseigne l’écriture filmique dans plusieurs centres audiovisuels et universités. « Sounou Sénégal, Notre Sénégal » (53’, 2007, Dominant 7 / diffusion France 5) a reçu une Etoile de la Scam en 2007 et a notamment été présenté aux festivals d’Amiens, de Lussas, du film Panafricain de Cannes, de Dakar, …

 

 

 

Les productions de l’oeil sauvage possèdent un catalogue d’une quarantaine de titres destinés à la télévision et progressivement au cinéma. Singularité des sujets, forts partis pris et créativité sont les raisons qui nous animent. Une attention particulière se porte sur l’émergence de jeunes et nouveaux talents dont les films sont régulièrement primés dans les festivals internationaux à l’instar de « la clé de la chambre à lessive » Grand Prix SSR Visions du réel 2013.

Nous vous invitons à visiter notre site pour plus d’informations.

 

 

Les mots de chacun est une association culturelle, créée en 2008, qui œuvre essentiellement dans le Vaucluse et qui travaille conjointement avec la structure audiovisuelle Fenêtre sur champs. Elle propose des formations à l’écriture de scénario, édite des textes, organise des projections, participe à la production de films comme le film « Dire son silence » ou à d’autres productions dont : "Deux ou trois choses de la vie d’Arlette" (documentaire, 15min), "L’appel" (vidéoclip du groupe Valmy, 5min), "Au-dehors" (création vidéo, festival d’Avignon).