Décharges publiques, vices cachés

Une enquête participative de Sylvain Lapoix et Anne de Malleray

A propos

Pollutions, incendies, nuisances, corruption... avec l'aide de lançeurs d'alerte, deux journalistes vont enquêter sur la gestion des décharges publiques en France. 

Il y a quelque chose de pourri au royaume des poubelles.

Pollution des nappes phréatiques, incendies, menaces pour la biodiversité, nuisances pour les riverains: les problèmes causés par les décharges se multiplient dans les 250 décharges autorisées du territoire. 

Dans la galaxie d'acteurs impliqués (élus, administrations, délégataires, sous-traitants...), les responsabilités se perdent et les informations s'empilent dans les rubriques faits-divers pour être recyclées d'année en année sans que les causes ne soient mises en lumière.

Pour aller au fond du problème, nous allons ouvrir le dossier des décharges françaises sans nous pincer le nez de Marseille à Lille, de Strasbourg à Bordeaux, pendant trois mois, avec l'appui des citoyens et lanceurs d'alertes partout où la santé, l'environnement, le patrimoine, l'économie, les finances publiques ou la démocratie sont menacés par les problèmes de gestion de déchets.

A l'aide de documents, de témoignages, de reportages et d'enquêtes, nous voulons répondre à ces questions d'utilité publique : Quelle est la chaîne de responsabilités derrière les incidents liés aux décharges publiques en France ? Qui a intérêt à laisser pourrir la situation ?

Visitez la page Facebook de l'enquête : www.facebook.com/decharges 

 

Une enquête participative 

Plusieurs milliers de Français sont concernés. Sans le savoir, une multitude de citoyens possède chacun une pièce du puzzle que nous nous proposons de reconstituer.

Riverains, associations, ONG, experts, salariés d'entreprises de gestion des déchets, fonctionnaires des collectivités locales : tous pourront nous faire parvenir sans risque des informations (documents, témoignages, photos, vidéos...) via des canaux sécurisés (chats cryptés, boîtes maîls sécurisées, etc.).

 

Pour permettre aux personnes intéressées de faire avancer l'enquête, nous allons développer une application photo pour téléphones mobiles. Elle permettra de géolocaliser les sites photographiés pour les intégrer à nos cartes.

Vous êtes riverain d'une décharge ? Expert ou membre d'une institution en charge de la gestion des déchets ? Vous pourrez nous faire parvenir vos propres photos après avoir téléchargé cette appli.

D'autres projets de "datajournalisme" pourront voir le jour si votre générosité le permet !

 

Une démarche méthodique

​Notre premier travail consistera à vérifier toutes les informations qui nous parviennent. Puis à publier chaque semaine des articles sur un site dédié (hébergé par la plateforme Enquete ouverte) accessible à tous, pour suivre pas à pas le déroulement de l'enquête. 

Voici nos objectifs :

  • identifier les principaux problèmes et leurs conséquences
  • cartographier et documenter des incidents partout en France
  • remonter méthodiquement la chaîne des responsabilités

L'histoire d'Enquête ouverte

Au début de l'année 2013, nous avons imaginé une plateforme qui hébergerait de grandes enquêtes au long cours. Le genre n'existe quasiment plus dans la grande presse, en raison de son coût élevé. Quoi de plus enthousiasmant que de le réinvestir ? Le concept s'est affiné peu à peu...

"Résidence de tourisme, placement toxique ?", notre première "enquête ouverte", aborde le thème d'un placement financier catastrophique qui fait la fortune de promoteurs, enseignes du tourisme, notaires et banquiers, aux dépens de quelque 20 000 épargnants en France.

L'enquête a rencontré son public : 7 700 euros de dons nous ont permis de nous lancer et quelque 450 messages d'alerte nous sont parvenus. Résultat : 65 articles publiés sur le site et quelque 20 000 visiteurs pour 94 000 pages vues (enquête encore en cours). Mais aussi des publications d'articles dans Le Monde Argent et L'Hémicycle.

Aidez-nous à faire mieux avec ce deuxième opus ! En donnant 5, 10 ou 100 euros, soutenez un projet journalistique novateur !

Nos partenaires

Nous avons fait appel à des marques qui oeuvrent dans un souci de respect de l'environnement, de recyclage et de réduction du volume des déchets. Surprise : tous ont répondu favorablement ! Nous sommes donc ravis de vous présenter ici nos premiers partenaires...

Photos : Décharge de Champigny (ONDEC), téléphone (Flickr CC)

A quoi va servir le financement ?

Cette investigation de trois mois coûtera au total 14 000 euros, décomposés comme suit :

  • Rémunération des journalistes (deux mi-temps à 1000 euros nets chargés sur trois mois, via une société de portage salarial) : 9 900 euros
  • Webdesign : 700 euros
  • Développement (site et applis) : 1 400 euros
  • Frais de déplacement : 1 000 euros
  • Support Enquête ouverte (technique, juridique, matériel) : 1 000 euros

TOTAL : 14 000 euros

Nous comptons financer ce budget par :

  1. cette collecte de dons sur Ulule, cruciale, dont l'objectif initial est fixé à 5 500 euros
  2. plusieurs partenariats, actuellement en cours de négociation, pour un total de 5 000 euros. Nos cibles sont des mécènes, entreprises ou collectivités locales sensibilisées au sujet (mais non parties prenantes à l'enquête)

 

Vous avez bien calculé, il nous manquera encore 3 500 euros ! Nous avons donc décidé de fonctionner par palliers, en espérant un dépassement de l'objectif de collecte :

5 500 euros collectés = deux mois d'enquête

Nos engagements pour un budget de 10 500 euros (5 000 euros partenaires + 5 500 euros donateurs) :

  • 2 mois de travail pour 2 journalistes
  • 2 prestations de webdesign et de développement
  • Un reportage sur le terrain
  • 500 de frais de support Enquête ouverte

7 000 euros collectés = trois mois d'enquête

Nos engagements pour un budget de 12 000 euros (5 000 euros partenaires + 7 000 euros donateurs) :

  • 3 mois de travail pour 2 journalistes
  • 4 prestations de webdesign et de développement : application vigilance citoyenne
  • Plusieurs reportages sur le terrain
  • Cartographie des sites et des incidents
  • 750 euros de frais de support Enquête ouverte

9 000 euros collectés = trois mois d'enquête + cartographie + applications

Nos engagements pour un budget de 14 000 euros (5 000 euros partenaires + 9 000 euros donateurs) : 

  • 3 mois de travail pour 2 journalistes
  • 6 prestations de webdesign et de développement : application vigilance citoyenne
  • Cartographies et datajournalisme à partir des données recueillies
  • Plusieurs reportages sur le terrain
  • 1000 euros de frais de support Enquête ouverte

A propos du porteur de projet

Sylvain Lapoix

Sylvain est journaliste économie, politique et écologie, spécialisé dans les gaz de schiste et autres hydrocarbures non conventionnels auxquels il a consacré une BD enquête (“Energies extrêmes”, à paraître chez Futuropolis). Il collabore entre autres à La Revue DessinéeLe Parisien Magazine, Management, Reporterre et 01net / @SylvainLapoix

 

Anne de Malleray

Anne s'intéresse à l'écologie dans ses dimensions politique, économique, sociale et culturelle. Elle collabore régulièrement à Terra Eco et Usbek & Rica et dirige Billebaude, revue transdiciplinaire sur la le rapport de l'homme à la nature et à l'animalité. @Annedemalleray

 

Tatiana Kalouguine, journaliste freelance, est fondatrice et rédactrice en chef d'Enquête ouverte. Son job : coordonner les projets, trouver les financements. Spécialisée en économie et développement durable, elle a dirigé la première enquête de la plateforme : "Résidences de tourisme, placement toxique?". @Manzelkalou