Cyberconte

Un voyage à vélo de plusieurs mois pour découvrir une autre pratique du numérique en Afrique.

A propos

MERCI à tous pour votre confiance et votre participation!
On vient d'atteindre les 100% avec 16 jours d'avance, c'est super!

Le petit plus serait même que la collecte aille au-delà!
Et oui, il reste encore plein de temps pour dépasser les 2000€, donc n'hésitez pas à participer.

Tout l'argent au-dessus du montant fixé sera injecté dans le projet, soyez-en certains!
Cela permettrait de le réaliser dans des conditions légèrement meilleurs (un peu moins à la dure...) et avec un peu plus de liberté pour la réalisation et le choix du matériel.

 

CYBERCONTE est un voyage à vélo à travers 7 pays - de la ville à la brousse,
des déserts géographiques aux déserts numériques, du high tech au systhème D.
C'est un projet de webdocumentaire consacré à une culture numérique émergente
au Maghreb et en Afrique de l’ouest.

À travers ce projet, il s’agit de donner à voir une certaine créativité numérique et technologique. Ce sera une plongée de plusieurs mois, dans la vie quotidienne d’acteurs locaux où la débrouille côtoie souvent la haute technologie.

Départ prévu courant août 2012!

 

http://cyberconte.net

Ulule's English version here : http://www.ulule.com/cyberconte-projet/

 

//// LE PROJET

Les technologies changent les manières de créer et suscitent l’apparition de formes d’expressions inédites. L’intention de ce projet est d’aller à la découverte de la création numérique en Afrique en allant à la rencontre d’internautes, d’acteurs, d'habitants pour dévoiler leurs pratiques et leurs réappropriations des NTIC (Nouvelles Technologies d’Informations et de Communication).

 

UN PROJET EN 2 TEMPS :
UN VOYAGE+UN WEBDOCUMENTAIRE

La première phase de ce projet est un voyage, à la découverte de savoir-faire et de pratiques qui sortent de notre ordinaire. C'est un travail documentaire itinérant pour recueillir des témoignages, des échanges, des rencontres à travers des reportages photos, vidéos ou encore sonores.
Un blog sera mis à jour régulièrement pour partager et documenter ces découvertes.


La seconde phase de ce projet concerne le retour en France.
Après une phase de montage, c'est un voyage interactif qui sera mis en ligne sur le web.

Ce projet se veut d'explorer le potentiel des nouvelles technologies dans le sujet en lui-même mais aussi dans la forme finale qu’il prendra à l’écran.
L’Afrique étant une terre de conte, je mettrai en place un dispositif narratif pour raconter ce périple et ses reportages sur une plateforme interactive.

Des déserts numériques aux cybercafés, ce sera une empreinte sonore et visuelle de ce voyage à parcourir à l’écran. L’interface permettra à chacun de s’immerger dans un voyage virtuel pour découvrir les coulisses de la création numérique.

 



//// LE CONTEXTE
Depuis une dizaine d’années, internet est sans cesse présenté comme une véritable chance pour l’Afrique de se développer et d’entrer dans le soi-disant « village planétaire ». Mais en réalité la progression des avancées techniques en Occident creuse chaque jour davantage le fossé entre le Nord et le Sud tout en uniformisant le monde. Nous vivons ainsi dans un monde à deux vitesses.

L’Afrique recense les niveaux de développement des télécommunications et de dépenses consacrées à l’informatique les plus faibles au monde.

Mais malgré son actuelle dénuement technologique, l’innovation dans l’usage des NTIC est fortement présente et sa réappropriation est originale. Jusqu’à aujourd’hui elle n’est pas suffisamment mise en relief.

La jeunesse africaine affirme clairement son désir de présence dans ce monde multiculturel qu’est internet. Les coûts d’accès à internet restent pourtant prohibitifs contrairement aux coûts des portables.

Ces dernières années c’est la téléphonie mobile qui a explosé au détriment de la téléphonie fixe. Le téléphone portable est devenu un véritable phénomène en Afrique et une nouvelle économie informelle s’y est installée. Ce ne sont pas juste des téléphones, mais de véritables médias. Plus accessible financièrement et socialement, cet objet s’ancre directement dans le sillon de la tradition orale, contrairement à l’ordinateur. Le téléphone permet de se faire voir, d’entendre, de partager du son et des images.


Qui est donc cette population qui se branche sur internet ? Comment s’approprie-t-elle les outils ? Quels sont les contenus qu’elle partage avec le reste du monde ? Quel rôle joue la tradition orale dans l’appropriation des NTIC ? Quels impacts ont les nouvelles technologies sur le quotidien ? Sur le développement ? Comment se connecter à la toile dans les villages isolés quand il n’y a souvent ni cybercafé ni électricité ni ordinateur ?



 

//// L'ITINÉRAIRE

Il se peut que cet itinéraire soit modifié en chemin selon les situations politiques (actuellement le Mali) et les aléas administratifs, mécaniques ou numériques. Le retour se fera en avion de Ouagadougou à Paris.

  

FRANCE>ESPAGNE>MAROC
SAHARA OCCIDENTAL>MAURITANIE
SÉNÉGAL>MALI??>BURKINA FASO

 

Un aperçu de l'itinéraire possible :

C’est avec la traversée de la France et de l’Espagneque débute ce portrait. Cette descente progressive vers le Sud permettra de mieux cerner les enjeux de la fracture numérique entre le Nord et le Sud mais aussi de découvrir une autre facette de la création numérique actuelle. Fab Lab, Hackerspaces et Dead drops traceront ma route.

Traversée du détroit de Gibraltar en bateau pour débarquer à Tanger. À partir d’ici, l’idée qui réside au coeur de ce voyage est de poser un autre regard sur le continent africain, avec des projets tournés vers le futur.


La blogosphère marocaine est la plus active du Maghreb. Les NTIC sont à voir ici comme une extension du domaine de la lutte. Toutefois, les disparités régionales d’infrastructures et l’analphabétisme restent les principaux freins d’accès à internet. Ce sera aussi l’occasion de découvrir un lieu culturel, Irisson (Centre des Arts Visuels, Electroniques et du Multimédia) à Casablanca et deux hacklab (un à Rabat et l’autre à Casablanca).

À partir d’Agadir c’est une plongée vers une relative obscurité numérique qui commence.

 Point de passage entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire, la Mauritanie compte le plus d’utilisateurs du mobile mais semblent utiliser très peu les autres technologies. Des marchés informels assez curieux accompagnent la démocratisation du téléphone portable. Ces marchés sont des lieux de transaction numérique où les chargeurs de son (les vendeurs) proposent une variété de musique allant de la curiosité fait maison au raï algérien, en passant par le Sahara blues, des DJs locaux, la pop arabe, le coupé-décalé, le kuduro ou le hip-hop. De portables en portables, vidéos, photos et enregistrements maison circulent à travers tout le pays.

Sénégal: arrivée par Rosso pour prendre la direction de la capitale, très active sur le plan des nouvelles technologies et du numérique. C’est Dakar qui acceuille justement  en décembre 2012 le festivalCarrefours des Possibles, un moment de rencontre, de réflexion et d’échange créatif autour de projets liés à l’innovation technologique.

La progression des NTIC ne semble pas avoir perturbé les valeurs traditionnelles du Mali. Dans les cybercafés, les internautes s’approprient le média pour l’adapter aux exigences de leur société. Par exemple, un courriel ne circulera pas directement d’une personne à l’autre ; avant d’arriver chez le destinataire il passera par un surprenant réseau d’intermédiaires où cousins et amis interviennent. Chez les bambaras, les pratiques d’internet vont être liées à deux attitudes : la plaisanterie ou l’évitement, selon le destinataire du message.
(Compte tenu de l’instabilité de la situation sécuritaire au mali, je ne peux pas me prononcer sur cette destination. Il est souvent bien difficile de prévoir une destination à l’avance pour l'Afrique.
Depuis le coup d’état du 22 mars, la situation est très confuse et préoccupante. Difficile d’anticiper l’issue des événements, tant la situation évolue rapidement. Tout dépendra bien évidemment des rapports de force et de l’avancée des pourparlers diplomatiques dans les semaines et les mois à venir. Il est bien possible que dans 6 mois la situation soit apaisée ou que le sud du pays soit bien sécurisé. Je suis quotidiennement la situation sur internet, les journaux ou rfi - la décision sera à prendre plus tard. Le cas échéant, des itinéraires bis sont dès à présent envisagés).

Burkina Faso : dans le « Pays des hommes intègres », le téléphone portable semble être un outil incontournable de travail dans le secteur du marché informel et dans l’agriculture. L’agriculture étant l’activité économique la plus importante, les TIC se développent peu à peu dans les communautés rurales. L'association Burkina ntic, soutient de nombreux projets inédits tel que Yam Calebasse II, un ordinateur construit dans une calebasse!

Le périple finira par la visite de deux Fab Labs construites à Ouagadougou pendant le Forum Innovafrica 2011.

 
La débrouille côtoie la haute technologie :




1. Collectif Yen a marre, Mouvement des Indignés du Sénégal, lancé en janvier 2011.
2. Projet Yam Calebasse II, unité central construit dans une calebasse.
3. Projet « Toujours pas sage » au Mali. Unité internet mobile qui comprend un ordinateur portable d’occasion, un smartphone et un panneau solaire et qui permet une connexion dans les villages isolés.
4. Collectif Labo mobile à Dakar. Fabrication d’une parabole pour se connecter à internet avec une boîte de conserve.
5. Serveur informatique construit dans un bidon d’eau, Dakar.
6. Chargement de la batterie d’un téléphone portable sur la moteur d’une moto.




  

///// À VÉLO!

 

 

Ce voyage est un projet à deux vitesses :
un voyage fait de megabits par seconde et de mètres par minute.

Ce projet joue avec les décalages :
                                 le numérique / le mécanique
                                           le réel / le virtuel
                                         le vécu / le retransmis


Le vélo est avant tout une façon de voyager en autonomie qui permet d’être en contact direct avec la réalité. Dans un monde où tout va toujours plus vite, c’est un mode de déplacement lent, mécanique, qui donne le temps de comprendre un territoire, et permet une proximité avec ses populations, ses cultures.
Le vélo permet également de prendre conscience des distances, une notion qu’on a tendance à oublier avec l’avènement des NTIC, les messages instantanés, les réseaux sociaux... Le Web abolit les frontières d’espace et de temps, il donne accès à une information immédiate. Le proche et le lointain deviennent indissociables.

Comment traverser physiquement un désert à vélo,
et comment trouver du réseau dans un désert numérique peuplé ?


Il s’agit de mettre en place tout un rapport au temps, à l’espace et à la communication.
Le temps présent est vécu, des moments sont captés par des outils numériques, puis partagés en différé.

 

                 

 

 

 

 

  

A quoi va servir le financement ?

Mon budget se divise en 2 parties, le voyage puis le montage du webdocumentaire.
Je fais donc appel à vous pour cette première partie du projet - le voyage.

Pour réaliser ce projet il faudra d'abord un bon vélo, prêt à encaisser les épreuves!
Puis vient le matériel numérique et le matériel de bivouac.

Les détails du budget :
Santé, assurance.........................................752€
Visas............................................................192€
Bateau, avion du retour, bus locaux.............500€
Vélo, outillage, pièces détachées..............1200€
Filtre à eau, poches à eau...........................310€
Bivouac........................................................594€
Hébergement/nourriture.............................1587€
Matériel numérique.....................................3690€
(ordinateur, gps, enregistreur audio,
réflex numérique, objectif, batteries,
cartes mémoires, disque externe)
TOTAL.......................................................8825€

Le choix du matériel se base sur des critères de résistance et de poids.

 
Les fonds récoltés grâce à Ulule seront principalement destinés à financer l'achat du vélo et une partie du matériel numérique.C'est donc grâce à votre contribution que je m'aventurerai chaque jour un peu plus loin!

Le reste des dépenses seront à ma charge ou financés par d'autres moyens tels que des bourses et des partenariats, déjà en cours.

 

 

//// QUELQUES DÉTAILS POUR AVOIR ENVIE DE CLIQUER SUR UNE DES CONTRIBUTIONS :

 

  • LES DEAD DROPS, c'est quoi?


            

La carte qui recense les dead drops.
Une clé USB scellé, et la récupération des données (à droite)


L’intérêt du projet Dead drops est qu’il va dans le sens de l’internet libre avec une communication sans connexion.
Le principe est simple : n'importe qui peut sceller des clés USB dans des murs puis soumettre l’emplacement sur une carte en ligne. Chacun peut ensuite localiser ces clés USB et venir récupérer ou partager des fichiers en se branchant dessus.
Si on regarde la carte, on remarque que les clés sont majoritairement implantées en Europe et en Amérique du Nord.
Pendant ce voyage, je vous propose de m'envoyer des fichiers à partager dans des pays qui ne comptent encore aucune Dead drops. À vous de réfléchir à ce que vous voulez partager : du texte, des images, des vidéos...Je me chargerai de trouver un lieu idéal, qui fait sens - et je vous enverrai personnellement les photos, et les coordonnées géographique de la clé USB avant la mise en ligne sur le site deaddrops.com.

 

 

  • LES OBJETS SÉRIGRAPHIÉS

Lors de ma dernière année aux Beaux arts de valence, j’avais récupéré des imprimantes, fabriqué mon matériel pour sérigraphier. C'est donc grâce à ce matériel que je vais réaliser les sac en toile et les t-shirt sérigraphiés!

 

Petit aperçu du matériel :

 

 

 

 

 

  • LA KALIMBA

             

C'est un instrument de percussion typiquement africain.
Il est souvent appelé Le piano à pouces.


Votre kalimba sera fabriqué à partir de récupération :
une boîte de conserve et des rayons de vélo (qu'il faut marteler pour aplatir).
C'est une fabrication pas bien compliquée mais qui demande un peu de patience
et des ajustements, sinon les sons peuvent être horribles...

Pour vous donner une idée de la sonorité, une petite vidéo ici
Et une autre pour vous inspirer par !

 

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Bienvenue à ceux et celles qui viennent de découvrir Cyberconte.
Un premier défi commence : 60 jours pour encourager ce projet à la découverte de pratiques pas comme les autres. Et un grand merci d'avance à tous ceux qui auront l'envie d'aider ce projet à voir le jour.

 

Bien sûr, participer financièrement n'est pas toujours possible,
mais si le projet vous plaît n'hésitez pas à le faire tourner
via vos réseaux sociaux, ça serait un vrai coup de pouce!


Les détails du projet sur le site : http://cyberconte.net

 

(Et pour ceux qui ne souhaitent pas effectuer de paiements sur internet,
vous pouvez soutenir le projet sans passer par Paypal).

 


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A propos du porteur de projet

Camille Szklorz, 26 ans.
Diplômée des Beaux-Arts de valence en design graphique, en 2011. C'est la fin des études, du temps libre et une expérience positive du voyage à vélo qui m'ont poussé à me lancer dans la réalisation de ce projet. Mais avant de prendre la route, c'est d'abord parti pour une première aventure - celle du financement communautaire, une grande première!

Certains seront peut-être frileux à l'idée que je parte seule. Pour vous rassurer, ce projet est réfléchi. Je pars seule, mais différentes parties de l'itinéraire seront réalisées avec d'autres voyageurs rencontrés au préalable ou sur la route. Puis des contacts commencent déjà à être établi pour avoir des points de chutes intéressants dans plusieurs pays.

 

 

//// LES ÉLÉMENTS DÉCLENCHEURS DU PROJET - EN IMAGES :

 

J'ai découvert le voyage à vélo pour le temps d'un été en France.
Le vélo m'a montré un autre visage du pays, de ses habitants.

C'est ce périple qui m'a conforté dans l'idée d'envisager ce voyage à vélo.
La bicyclette que j'avais pour l'occasion datait des années 70, n'avait pas
beaucoup de vitesse, et pourtant les cols étaient grimpables et les pannes
réparables. J'allais à mon rythme et en toute autonomie.

 

Des projets :

Ce sont mes sept années d’études qui m’ont peu à peu amenée à m’intéresser à la création numérique.

Après un BTS « communication visuelle » en région parisienne je descends aux Beaux-Arts de Valence
en design graphique. Recherches et expérimentations ont ponctué ces années.

 

 


Film intéractif réalisé avec Audrey Sovignet :

 

 

 

Une dernière image pour la route :

Cartographie d’Eric Fischer des tweets de Twitter 
et des photographies postées sur Flickr, dans le monde.
Vue du ciel, Tweeter et Flickr révèlent la fracture numérique.

 

Cette carte est une image qui m'a marquée. Tout son intérêt est dans ce qu'elle ne montre pas : 
la plupart de l’Afrique! Elle révèle aussi mon itinéraire : les points de couleurs s’estompent dès le nord du Maroc pour plonger peu à peu dans une relative obscurité numérique où tout reste à découvrir.