"Les couples imaginaires" d'Olivier Ciappa

Un regard apaisé sur l'homosexualité illustré par les plus grands artistes français

A propos

                                                                          Attention

N'étant plus en mesure, pour des raisons techniques, de garantir l'aboutissement du projet, AIDES a pris la décision de procéder au remboursement des contributions

 

A quoi va servir le financement ?

 

-L’association AIDES, qui mène des actions d'information, de prévention, de soutien et de mobilisation des personnes concernées par le VIH et les hépatites.

-L’association Le Refuge qui accueille les jeunes exclus de leur foyer en raison de leur homosexualité

-L’association Le R.A.V.A.D qui est un regroupement d’avocats venant défendre les personnes victimes de discrimination en raison de leur orientation sexuelle.

A propos du porteur de projet

 

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Olivier Ciappa oscille entre des disciplines artistiques très différentes mais qui ont un but commun : raconter des histoires qui permettent de montrer sa vision du monde d’une beauté, d’une douceur et d’un apaisement rares. Ce jeune artiste de 33 ans, originaire de Polynésie, est tantôt réalisateur de courts métrages, metteur en scène de comédies musicales au théâtre, dessinateur, illustrateur de livres pour enfants, créateur de timbres de collection, producteur et réalisateur de documentaires, journaliste ou photographe

Note de l’artiste

Depuis la dépénalisation de l’homosexualité, ce qui était jusque-là ouvertement illégal est devenu une sorte de délit silencieux. Avec la campagne présidentielle de 2012 et les longs mois de débats qui lui ont succédés, les langues se sont déliées. On a assisté avec stupéfaction au retour de cette homophobie «décomplexée», que l’on pensait en grande partie enterrée depuis la violence des débats du PACS en 1999. Près de 15 ans après, les mêmes horreurs sont à nouveau proférées comme des évidences. Homosexualité = pédophilie ; Mariage pour tous = porte ouverte à la polygamie et à l’inceste... À la grande époque du PACS, toute une génération d’homos, garçons et filles, adolescents comme adultes, fut ainsi «brûlée vive» en place publique. Ces derniers mois, quatre cent mille jeunes nés de parents gays ou lesbiennes se sont vus à nouveau pointés du doigt, avec la même ignorance et le même mépris.

Rien n’est jamais acquis.

Pour moi, tout a commencé par un autoportrait posté sur Internet, où je suis endormi aux côtés de mon compagnon et d’un bébé. Ce n’était alors qu’un clin d’oeil, une envie de partager l’image d’un bonheur serein, loin des clichés sur l’homosexualité. Mais très vite, cette photo a fait le tour de la Toile et des millions de personnes à travers le monde s’en sont emparées pour en faire le symbole de tout un combat. Foudroyé par l’effet boomerang, j’ai réalisé à mon tour que ce cliché dépassait de très loin le petit cercle de ma vie privée. Il devenait un objet militant : le premier d’une longue série. Car je savais qu’il fallait frapper bien plus fort pour permettre aux mentalités de changer, aux esprits fermés de s’ouvrir, aux ignorants de savoir, de comprendre. J’ai alors eu l’idée de mettre en scène ces «couples imaginaires», qui sont autant de messages de paix et d’unité : des tandems souvent inattendus de personnalités, dont les différences de culture, d’origine, de discipline ou d’opinion politique nourrissent à merveille cette mixité dont nous avons tant besoin. Des personnalités publiques fédératrices, dont l’aura, le travail ou les prises de positions  suscitent admiration et respect chez de nombreux français. L’homophobie est d’abord le symptôme d’une grande méconnaissance de l’homosexualité, d’une vision faussée, fantasmée parfois. J’ai donc voulu confronter le spectateur à la douceur, à la simplicité de ces images afin de changer son regard, balayer ses représentations pour ne garder que l’essentiel : l’amour, rien que l’amour. Des dizaines de personnalités m’ont rejoint dans ce projet : artistes, acteurs, sportifs, ces figures de la communion populaire que les Français ont adopté sur les écrans de cinéma, dans les salles de concerts, les rayons des librairies, les oreillettes de leur lecteur MP3 et autres stades surchauffés par l’enthousiasme collectif. Leur engagement aussi immédiat que viscéral m’a permis d’illustrer, d’amplifier, d’officialiser ma vision de l’amour, dans ce qu’il a de plus universel. Désormais ce n’est plus moi qui parle, ce sont eux. Et à travers eux, les Français qui les plébiscitent.