Baudoin, Éloge de l'impuissance

Un film documentaire de Laetitia Carton sur Baudoin, figure majeure de la bande dessinée contemporaine

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Financé le 14 sep. 2012
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A propos

Un film documentaire de Laetitia Carton sur Baudoin, figure majeure de la bande dessinée contemporaine

La collecte est terminée sur Ulule, mais elle continue "à l'ancienne", via notre formulaire de souscription papier... donc vous pouvez encore vous associer au projet et recevoir des contreparties uniques, rejoignez-nous  !


Pour voir la version sous titrée de la bande annonce, c'est par ici, et pour voir une traduction en LSF du texte qui suit, cliquez sur l'image.


Quand au début des années 80, paraissent les premiers livres de Baudoin, le monde de l’édition reste perplexe. Quel est ce chef comptable reconverti qui vient troubler le cours tranquille de la bande dessinée franco-belge, encore formatée par le diktat de la ligne claire ?

Pour justifier son refus de lui accorder un prix prestigieux, un éditeur lui confia un jour : « Si vous aviez été récompensé, cela aurait tué la bande dessinée telle qu’on la connaît aujourd’hui. Vous, Baudoin, vous ne faites pas de la bande-dessinée, vous faites de l’art, de la poésie. Ça ne nous intéresse pas ».

galerie baudoin

Trente ans et une cinquantaine de livres plus tard, Baudoin est unanimement reconnu comme l’un des pionniers de la bande-dessinée contemporaine.

Par son dessin aux frontières de la peinture, par son style auto-biographique alors inédit en France, par son immense liberté formelle, par les questionnements existentiels qui traversent son œuvre, il a contribué à libérer la bande-dessinée de ses carcans, préparant le terrain pour les générations d’auteurs qui l’ont suivi. 

J’ai rencontré Edmond Baudoin il y a 7 ans, par un de ces hasards objectifs dont la vie fait parfois cadeau. Je lui ai montré mon premier court-métrage, D’un chagrin, j’ai fait un repos. Il m’a dit que c’est le genre de film qu’il aimerait faire, s’il faisait des films. Très naturellement est née l’idée de faire un film ensemble un jour.



Du temps a passé. Comme dans Passe le temps.
Il y a deux ans, je lui ai écrit  :


- " Tu te rappelles notre promesse de faire un film à quatre mains ? Tu veux pas que je fasse ton portrait ? Tu veux pas être mon modèle ? Je ne sais pas trop à quoi ça pourrait ressembler, mais on chercherait ensemble..."


Il a ri, et il a dit oui. 

"Le portrait tient une grande place dans ce qu'on appelle "mon travail" : Couma aco, Eloge de la poussière, Piero… Peut-être une manière de ne faire que des auto-portraits... 
Aujourd'hui j'ai vu des images du film de Laetitia en cours de montage.
 Et si je me mets un peu en retrait de moi-même, ce que j'ai vu me touche autant que ce qu'elle m'avait montré il y a 7 ans.

Ce qu'elle essaie de dire, ce quelle cherche, sa musique ressemble à mon chemin, et à ses cailloux.
Elle cherche au centre d'elle, en faisant un portrait, la part de l'autre. Ça me plait.
Il se trouve qu'en plus, avoir été "son modèle", pendant cette année de tournage, ce fut encore une autre manière, une autre façon de voyager.


Je me rends compte, voyant ces images, que ma vie, mes voyages, mes enfants, mes amours, mes livres, mes questionnements... il y a effectivement, là, matière à faire un film."


                                                                                                       Edmond Baudoin

Pendant plus d'un an, j'ai filmé Edmond. Il m'a amené dans son village Villars sur Var, dans les Alpes maritimes, où il a passé son enfance et son adolescence, sur "son" chemin de St Jean et dans sa rivière. Il dit ce de ces lieux : "Ils m'ont fait". Je l'ai aussi suivi à Nice où il est né, et dans son atelier à Paris alors qu'il travaillait sur son prochain livre sur Salvador Dali. Je l'ai filmé dans ses jours, à peindre, dessiner, marcher, danser. 

Baudoin à mes yeux est un passeur, et j'ai marché sur ses pas, lors de ses voyages : signant dans des festivals, expliquant sa manière de dessiner dans des conférences, dansant avec un pinceau dans des performances avec des musiciens, des danseurs, racontant sa vie à des élèves, des lycéens, dans des classes, offrant leur portrait à des hommes, des femmes, des enfants dans des fêtes. Des moments où, je le devine, il prend un grand plaisir à transmettre. Mais transmettre quoi ?

Pendant ce tournage, j'ai cherché quelque chose d’essentiel. Il m’est difficile d’y mettre des mots. Est-ce cela qu'il appelle l'impuissance ? Mais je dirais quelquechose d'une humanité, de la vie à l'état pur.
Cet homme a fait au monde de la bande-dessinée un don précieux, celui de la liberté. Cette liberté qu’il a lui-même conquise en s’arrachant à une morne carrière de chef comptable dans un bureau, en choisissant de devenir et de demeurer comme le dit Jacques Samson :"Un homme délivré de toute attache, et submergé par la troublante ivresse de son temps de vie."

Où en sommes nous ? Du court au long-métrage !

Le montage du film a débuté en parallèle avec les tournages, et au fil de l’assemblage des séquences, de nouvelles idées se sont imposées. J'ai repris la caméra et Edmond son pinceau ou son crayon pour écrire et dessiner à nouveau pour le film.

Aujourd’hui le film est toujours en cours de montage image, et il nous semble, avec mes producteurs, que nous tenons de quoi faire un beau film, et que ce sera un long-métrage, plutôt qu’un court-métrage comme imaginé au départ.

De son côté, Baudoin avait dans ses cartons un livre qui a donné son titre à notre film. Nous nous sommes pris à rêver de la sortie conjointe du film en salles et du livre en librairie, ou même de l’édition d’un bel objet, un coffret livre/DVD.

Nous avons prévu de terminer le film d’ici l’automne 2012, et le présenter aux sélectionneurs des festivals et à des distributeurs en vue d’une sortie en salles en 2013.

A quoi va servir le financement ?

Nous avons pris la décision de produire le film en juillet 2011, après avoir réuni des financements publics pour ce qui devait être un court ou moyen métrage documentaire (Cnc, Région Limousin, Région Paca), produit dans une économie de court-métrage avec un budget serré et beaucoup de bonnes volontés, avec l’idée de pouvoir ensuite faire circuler le film en festivals.

Les financements réunis en court-métrage nous ont permis de lancer la production et d’engager une première phase de montage, nous cherchons maintenant des financements pour terminer le film en vue d’une sortie en salles.

Le financement via Ulule servira à payer une partie des frais de montage image supplémentaires (salaires et charges), des frais des nouveaux tournages, et des frais de la musique originale.

Nous avons fixé un objectif plancher de financement à réunir de 10 000 €, mais avons plutôt besoin du double, donc n'hésitez à nous faire dépasser l'objectif ! 

D’autres partenaires seront sollicités ensuite pour la fin de la postproduction et la distribution du film, mais nous avons besoin de pouvoir leur présenter un film terminé. L’apport des contributeurs d’Ulule est ce qui nous permettra d’y arriver !

N’hésitez pas à en parler autour de vous, à faire circuler, à nous contacter pour plus d’informations via ulule, via notre site, par email ou par téléphone, nous répondrons avec plaisir à vos questions et suggestions.

Pour ceux qui n'adorent pas le contact avec les écrans et formulaires électroniques, il est possible aussi de vous associer "à l'ancienne", en envoyant un chèque à Kaleo Films par la poste, accompagné du formulaire de souscription papier.

Vous pouvez aussi nous rejoindre sur la page facebook du film !

A propos du porteur de projet

Laetitia Carton

Je suis née en 1974 à Vichy.
J'ai "fait les beaux arts" à Clermont-Ferrand. J'ai exposé mon travail dans des lieux d'art contemporain dés ma sortie de l'école (à l'abbaye St André à Meymac, à St Fons, au Creux de l'enfer, à Thiers, à l'espace d'art contemporain de la ville de Paris, au Musée d'art contemporain de Lyon…). Puis j'ai fait un post-diplôme à l'école d'art de Lyon. C'est là, avec Jean Pierre Rhem, mon "tuteur", que j'ai rencontré le documentaire de création. J'ai décidé alors de prendre un autre chemin, et j'ai fait un master de réalisation documentaire à Lussas.

Mon film de fin d'études, D'un chagrin j'ai fait un repos (que l'on peut voir ici : film-documentaire.fr) a largement été diffusé et m'a permis de voyager jusqu'à Cuba, où il a remporté un prix.

J'ai réalisé en 2009 un premier film de 90' pour la télévision, La pieuvre, sur une maladie génétique neuro-dégénérative, qui décime ma famille, la maladie de Huntington. Il a été sélectionné au Fipa 2010, aux festivals de Leipzig et Tubingen, et a remporté le prix du jury et le prix du jury jeune et le prix du public au festival "A nous de voir" à Oullins (Jean-michel Frodon parle du film  sur son blog).

Lorsque j'aurai terminé le film avec Baudoin, je continuerai celui que j'ai commencé il y a sept ans sur la souffrance de mes amis Sourds qui ont été privés de la langue des signes. J'en écris un second sur ma ville natale, Vichy, et ses petits arrangements avec la mémoire.
Aujourd'hui je vis et je travaille à Faux-la-montagne sur le plateau de MiIlevaches, et comme dit Baudoin, "ça me plait".

 

Baudoin

Le site web de Baudoin

 

Miquéu Montanaro

Miquéu est un compagnon de longue date d'Edmond Baudoin, leurs univers sont trés proches. Quand j'ai demandé à Edmond avec quel musicien il aimerait travailler, il m'a tout de suite parlé de Miquéu. Je les ai filmés plusieurs fois ensemble, en performance et lors d'une fête de village. L'accordéon, les flutes, les rythmes et la voix de Miquéu, enregistrés en direct, seront présents dans le film.

http://www.compagnie-montanaro.com/

http://www.myspace.com/ciemontanaro

 

Christophe Monniot

J'ai aussi demandé à Christophe Monniot de nous rejoindre avec sa musique. Je l'ai découvert il y a quelques années lorsqu'il jouait avec la Campagnie des Musiques à Ouïr. Je savais que sa "voix", son souffle, sa grâce, collerait parfaitement à l'univers de Baudoin et de ses livres.

"Quand Laetitia m'a parlé du film et de Baudoin, je me suis dit :"Quelqu'un qui aime le jazz et Miles Davis ne peut pas être foncièrement mauvais !". Alors j'ai accepté de faire la musique !"  Christophe Monniot

http://www.myspace.com/moniomania


 
Kaléo Films

Kaléo films est une société indépendante de production de films fondée par Olivier Charvet et Sophie Germain.

Nous produisons des courts-métrages, des longs-métrages et des documentaires pour le cinéma et la télévision. Des films d’auteur que nous accompagnons en artisans, depuis l’écriture jusqu’à la rencontre du public. Nos choix sont avant tout guidés par la rencontre avec une personne, la force et la cohérence de son projet.

En rencontrant Laetitia Carton nous avons été séduits par l’originalité de son cinéma, un penchant pour les œuvres mosaïques, l’importance de la voix off, une nécessité à passer par le Je pour dire le monde.

Son style ne colle pas avec les exigences actuelles des diffuseurs télé, même les plus ambitieux, et il a nous semblé essentiel de développer avec elle des projets pour le cinéma.

Nous avons commencé une collaboration avec Laetitia sur l’écriture d’un projet de long-métrage documentaire sur les Sourds et la langue des signes, « J’avancerai vers toi avec les yeux d’un Sourd ».

Quand elle nous a proposé de produire « Eloge de l’impuissance », nous avons été conquis d’emblée par son approche personnelle, et par la personnalité d’Edmond Baudoin dont nous aimons beaucoup les livres.

Pour en savoir plus sur nous, le site web de Kaléo films.

Pour nous contacter, par email : contact@kaleo-films.com

Les news

reserved post !
Le 3 décembre 2012 15:30:00
Vous avez un nouveau message
Le 7 septembre 2012 12:50:00
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Un tirage d'art d'un dessin original de Baudoin, inspiré du film (20x30 cm, numéroté).
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Un dessin original de Baudoin inspiré du film, petit format (20x30 cm), signé et dédicacé par Baudoin
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Un dessin original de Baudoin inspiré du film, moyen format ( 30x40 cm), signé et dédicacé par Baudoin
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Les contreparties à 60€

Récompense limitée
1 / 5
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Un dessin original de Baudoin inspiré du film, grand format (40 x 60 cm) signé et dédicacé par Baudoin
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Les contreparties à 60€

Récompense limitée
1 / 5
Pour 1 924 $ ou +

Une rencontre avec Baudoin dans son atelier parisien
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Votre portrait dessiné par Baudoin à cette occasion
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Les contreparties à 60€

Récompense limitée
0 / 5
Pour 3 847 $ ou +

Votre nom ou celui de votre société crédité au générique du film avec les partenaires de production ("avec le soutien solidaire de...").
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Les contreparties à 1500€

Récompense limitée
kaleo-films
Créateur
kaleo-films
Kaleo Films
Paris
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