EDMOND, un portrait de Baudoin

Un film documentaire de Laetitia Carton sur Baudoin, figure majeure de la bande dessinée contemporaine

A propos

Un film documentaire de Laetitia Carton sur Baudoin, figure majeure de la bande dessinée contemporaine

Le livre-DVD, édité par l'Association est enfin disponible. Il contient le film "Edmond, un portrait de Baudoin" avec 25 minutes de bonus, suivi du livre de Baudoin, "Éloge de l'impuissance".

Il est disponible dans toutes les bonnes librairies et en vente également sur le site de l'Association, de la Fnac et bien d'autres encore...

 

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

 

Le film actuellement au cinéma ! 

Pour plus d'informations sur les séances, voir le site du film

Le film va circuler au cinéma à travers la france dans le réseau des salles art et essai, en association avec les libraires et festivals de BD.

Si vous voulez organiser une projection en salle ou une rencontre autour du film, vous pouvez contacter Jean-jacques Rue, programmateur jeanjacquesrue@gmail.com , et pour toute question de distribution du film, Olivier Charvet, distribution@kaleo-films.com.

Pour télécharger le dossier de presse, l'affiche, la bande annonce, venez sur le site internet du film, kaleo-films.com/edmond

 

En attendant, voici l'affiche du film, créée par Bombaliska :

 

 

Pour voir la version sous titrée de la bande annonce, c'est par ici, et pour voir une traduction en LSF du texte qui suit, cliquez sur l'image.

 

Quand au début des années 80, paraissent les premiers livres de Baudoin, le monde de l’édition reste perplexe. Quel est ce chef comptable reconverti qui vient troubler le cours tranquille de la bande dessinée franco-belge, encore formatée par le diktat de la ligne claire ?

Pour justifier son refus de lui accorder un prix prestigieux, un éditeur lui confia un jour : « Si vous aviez été récompensé, cela aurait tué la bande dessinée telle qu’on la connaît aujourd’hui. Vous, Baudoin, vous ne faites pas de la bande-dessinée, vous faites de l’art, de la poésie. Ça ne nous intéresse pas ».

galerie baudoin

Trente ans et une cinquantaine de livres plus tard, Baudoin est unanimement reconnu comme l’un des pionniers de la bande-dessinée contemporaine.

Par son dessin aux frontières de la peinture, par son style auto-biographique alors inédit en France, par son immense liberté formelle, par les questionnements existentiels qui traversent son œuvre, il a contribué à libérer la bande-dessinée de ses carcans, préparant le terrain pour les générations d’auteurs qui l’ont suivi. 

J’ai rencontré Edmond Baudoin il y a 7 ans, par un de ces hasards objectifs dont la vie fait parfois cadeau. Je lui ai montré mon premier court-métrage, D’un chagrin, j’ai fait un repos. Il m’a dit que c’est le genre de film qu’il aimerait faire, s’il faisait des films. Très naturellement est née l’idée de faire un film ensemble un jour.



Du temps a passé. Comme dans Passe le temps.
Il y a deux ans, je lui ai écrit  :


- " Tu te rappelles notre promesse de faire un film à quatre mains ? Tu veux pas que je fasse ton portrait ? Tu veux pas être mon modèle ? Je ne sais pas trop à quoi ça pourrait ressembler, mais on chercherait ensemble..."


Il a ri, et il a dit oui. 

"Le portrait tient une grande place dans ce qu'on appelle "mon travail" : Couma aco, Eloge de la poussière, Piero… Peut-être une manière de ne faire que des auto-portraits... 
Aujourd'hui j'ai vu des images du film de Laetitia en cours de montage.
 Et si je me mets un peu en retrait de moi-même, ce que j'ai vu me touche autant que ce qu'elle m'avait montré il y a 7 ans.

Ce qu'elle essaie de dire, ce quelle cherche, sa musique ressemble à mon chemin, et à ses cailloux.
Elle cherche au centre d'elle, en faisant un portrait, la part de l'autre. Ça me plait.
Il se trouve qu'en plus, avoir été "son modèle", pendant cette année de tournage, ce fut encore une autre manière, une autre façon de voyager.


Je me rends compte, voyant ces images, que ma vie, mes voyages, mes enfants, mes amours, mes livres, mes questionnements... il y a effectivement, là, matière à faire un film."


                                                                                                       Edmond Baudoin

Pendant plus d'un an, j'ai filmé Edmond. Il m'a amené dans son village Villars sur Var, dans les Alpes maritimes, où il a passé son enfance et son adolescence, sur "son" chemin de St Jean et dans sa rivière. Il dit ce de ces lieux : "Ils m'ont fait". Je l'ai aussi suivi à Nice où il est né, et dans son atelier à Paris alors qu'il travaillait sur son prochain livre sur Salvador Dali. Je l'ai filmé dans ses jours, à peindre, dessiner, marcher, danser. 

Baudoin à mes yeux est un passeur, et j'ai marché sur ses pas, lors de ses voyages : signant dans des festivals, expliquant sa manière de dessiner dans des conférences, dansant avec un pinceau dans des performances avec des musiciens, des danseurs, racontant sa vie à des élèves, des lycéens, dans des classes, offrant leur portrait à des hommes, des femmes, des enfants dans des fêtes. Des moments où, je le devine, il prend un grand plaisir à transmettre. Mais transmettre quoi ?

Pendant ce tournage, j'ai cherché quelque chose d’essentiel. Il m’est difficile d’y mettre des mots. Est-ce cela qu'il appelle l'impuissance ? Mais je dirais quelquechose d'une humanité, de la vie à l'état pur.
Cet homme a fait au monde de la bande-dessinée un don précieux, celui de la liberté. Cette liberté qu’il a lui-même conquise en s’arrachant à une morne carrière de chef comptable dans un bureau, en choisissant de devenir et de demeurer comme le dit Jacques Samson :"Un homme délivré de toute attache, et submergé par la troublante ivresse de son temps de vie."

 

A quoi va servir le financement ?

La production du film a été lancée au départ avec des financements court-métrage du CNC, des régions Paca et Limousin, et une aide à la musique de Alcimé/Sacem. Puis au fil des tournages et du montage, quand le film est devenu un long-métrage, nous avons été soutenu par un financement participatif (crowdfunding) avec la plateforme Ulule, qui nous a permis de couvrir une partie des frais de montage supplémentaires. Enfin, nous avons été soutenu par la Région Limousin et son fonds d'aide au long-métrage.

Nous préparons maintenant la sortie du film en salles, et avons décidé d'assurer la distribution du film en salles chez Kaléo FIlms,  avec l'aide Jean-Jacques Rue pour la programmation du film auprès des exploitants, et de Claire Viroulaud pour la presse.

N’hésitez pas à en parler autour de vous, à faire circuler, à nous contacter pour plus d’informations via ulule, via notre site, par email ou par téléphone, nous répondrons avec plaisir à vos questions et suggestions.

 

Vous pouvez aussi nous rejoindre sur la page facebook du film

A propos du porteur de projet

Laetitia Carton

Je suis née en 1974 à Vichy.
J'ai "fait les beaux arts" à Clermont-Ferrand. J'ai exposé mon travail dans des lieux d'art contemporain dés ma sortie de l'école (à l'abbaye St André à Meymac, à St Fons, au Creux de l'enfer, à Thiers, à l'espace d'art contemporain de la ville de Paris, au Musée d'art contemporain de Lyon…). Puis j'ai fait un post-diplôme à l'école d'art de Lyon. C'est là, avec Jean Pierre Rhem, mon "tuteur", que j'ai rencontré le documentaire de création. J'ai décidé alors de prendre un autre chemin, et j'ai fait un master de réalisation documentaire à Lussas.

Mon film de fin d'études, D'un chagrin j'ai fait un repos (que l'on peut voir ici : film-documentaire.fr) a largement été diffusé et m'a permis de voyager jusqu'à Cuba, où il a remporté un prix.

J'ai réalisé en 2009 un premier film de 90' pour la télévision, La pieuvre, sur une maladie génétique neuro-dégénérative, qui décime ma famille, la maladie de Huntington. Il a été sélectionné au Fipa 2010, aux festivals de Leipzig et Tubingen, et a remporté le prix du jury et le prix du jury jeune et le prix du public au festival "A nous de voir" à Oullins (Jean-michel Frodon parle du film  sur son blog).

En parallèle avec mon film sur Baudoin, je termine un documentaire pour le cinéma sur la communauté Sourde et la langue des Signes, initié il y a déja plus de sept ans avec mes amis Sourds. J'écris aussi un projet sur ma ville natale, Vichy, et ses petits arrangements avec la mémoire.
Aujourd'hui je vis et je travaille à Faux-la-montagne sur le plateau de MiIlevaches, et comme dit Baudoin, "ça me plait".

 

Baudoin

Edmond Baudoin naît à Nice en 1942. Il sort de l'école à seize ans et travaille à la comptabilité d'un palace niçois jusqu'à l'âge de trente-trois ans. Il décide alors de changer de vie pour ne plus que dessiner. Il oeuvre d'abord pour Circus, Pilote et L'Echo des Savanes, avant de voir son premier libre publié en 1981. Il signe par la suite plus d'une cinquantaine d'ouvrages et travaille avec Le Clézio, Fred Vargas, Franck, Jacques Lob, l'abbé Pierre, Céline Wagner, Tahar Ben Jelloun, Philippe Chartron, Carol Vanni... Il reçoit au Festival d'Angoulème le prix du meilleur album pour Couma Aco (1992), et celui du meilleur scénario pour Le Voyage (1997). En France et de par le monde, Baudoin est aujourd'hui célébré comme l'un des maîtres de la bande dessinée contemporaine.

Le site web de Baudoin

 

Miquéu Montanaro

Miquéu est un compagnon de longue date d'Edmond Baudoin, leurs univers sont trés proches. Quand j'ai demandé à Edmond avec quel musicien il aimerait travailler, il m'a tout de suite parlé de Miquéu. Je les ai filmés plusieurs fois ensemble, en performance et lors d'une fête de village. L'accordéon, les flutes, les rythmes et la voix de Miquéu, enregistrés en direct, seront présents dans le film.

http://www.compagnie-montanaro.com/

http://www.myspace.com/ciemontanaro

 

Christophe Monniot

J'ai aussi demandé à Christophe Monniot de nous rejoindre avec sa musique. Je l'ai découvert il y a quelques années lorsqu'il jouait avec la Campagnie des Musiques à Ouïr. Je savais que sa "voix", son souffle, sa grâce, collerait parfaitement à l'univers de Baudoin et de ses livres.

"Quand Laetitia m'a parlé du film et de Baudoin, je me suis dit :"Quelqu'un qui aime le jazz et Miles Davis ne peut pas être foncièrement mauvais !". Alors j'ai accepté de faire la musique !"  Christophe Monniot

http://www.myspace.com/moniomania

 
 
Kaléo Films
 

Kaléo films est une société indépendante de production de films fondée par Olivier Charvet et Sophie Germain.

Nous produisons des courts-métrages, des longs-métrages et des documentaires pour le cinéma et la télévision. Des films d’auteur que nous accompagnons en artisans, depuis l’écriture jusqu’à la rencontre du public. Nos choix sont avant tout guidés par la rencontre avec une personne, la force et la cohérence de son projet.

En rencontrant Laetitia Carton nous avons été séduits par l’originalité de son cinéma, un penchant pour les œuvres mosaïques, l’importance de la voix off, une nécessité à passer par le Je pour dire le monde.

Son style ne colle pas avec les exigences actuelles des diffuseurs télé, même les plus ambitieux, et il a nous semblé essentiel de développer avec elle des projets pour le cinéma.

Nous avons commencé une collaboration avec Laetitia sur l’écriture d’un projet de long-métrage documentaire sur les Sourds et la langue des signes, « J’avancerai vers toi avec les yeux d’un Sourd ».

Quand elle nous a proposé de produire « EDMOND, un portrait de Baudoin », nous avons été conquis d’emblée par son approche personnelle, et par la personnalité d’Edmond Baudoin dont nous aimons beaucoup les livres.

 

Pour en savoir plus sur nous, le site web de Kaléo films.

Pour nous contacter, par email : contact@kaleo-films.com